Comme une envie de revenir…

Cela fait de smois que je n’ai eu l’occasion d’écrire sur ce blog. Ce n’est pas l’envie qui me manque mais bien entendu le temps. Pourtant, il n’y a pas une semaine qui ne passe sans que l’appel des Collines me pousse à venir y faire un tour. J’étais hier encore à Flobecq, pour les Collines enchantées, où j’ai eu le plaisir de mener quelques personnes sur le chemin de nos croyances et légendes. Je vous donne d’ailleurs rendez-vous le 28 juin à Ellezelles où je guiderai sur le sentier de l’étrange. Ce sera aussi l’occasion de vous dévoiler un petit livre, recueil de contes fantastiques inspirés des enquêtes de Jacques Vandewattyne et illustré par Christian Pieman. Plus d’information, tout bientôt !

Et cet été, je ne manquerai pas de reprendre la route des Collines, appareil photo en main, pour croquer quelques paysages nature bien de chez nous et vous les faire partager. En attendant, je reste plaqnué dans ma grotte à gratter des feuilles blanches pour des livres à venir…

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Les Bouloches de Françoise Lison-Leroy

Le Pays des Collines est un pays où le poète se sent chez lui. Françoise Lison-Leroy nous revient avec un livre rempli de souvenirs liés à son papa et son enfance wodecqoise dans une succession de petits textes poétiques illustrés par Pascaline Wollast. A découvrir si ce n’est déjà fait !

lesbouloches_françoiselison

Présentation d’Esperluète éditions, l’éditeur du livre:

« Vous n’aurez pas Papa. Vous ne l’enfermerez pas dans vos cages à momies, sans herbes ni bouloches. Il n’a ni l’âme guerrière ni l’allure d’un fantôme. Et s’il fugue, les nuits de pleine lune, c’est pour happer ce cri perdu depuis l’enfance. Celui que vous cherchez vous aussi en empoignant vos livres, vos cartes magnétiques, vos écrans fondateurs.
Jaloux. Vous voyez bien qu’il trouve, lui, son diamant. Cela vous peine ? »

Un homme garde des bouloches au fond de ses poches. Parfois il les tient au creux de la main. Il en aime la rondeur et la douceur. Par elles, il se rassure, reste au monde ou se souvient de l’enfance.
C’est un père sous l’œil de sa fille. Elle le regarde partir. Le moment présent n’a plus prise sur lui. Les souvenirs s’effacent. Et s’il s’agit de l’oubli et de la perte, on lit surtout l’amour et la vie qui unissent ces deux-là.
Françoise Lison-Leroy offre un texte fort, où l’observation de la vieillesse du père se teinte tour à tour d’émotion, d’humour, de tristesse, et toujours de tendresse. Il y a de l’âpreté dans cette écriture qui évacue tout sentimentalisme et toute complaisance, qui dit les choses comme elles sont.
Pascaline Wollast répond par des dessins noirs, emplis de matière, où la terre et le personnage se confondent. Le jardinier, le jardin, les animaux, les bouloches deviennent sous son trait les objets d’une géographie de l’intime.