Balade de printemps sur le Sentier de l’Amour à Anvaing

Le printemps est la saison des amoureux, paraît-il… Voilà une bonne raison de lacer ses chaussures de randonnée pour aller gambader du côté d’Anvaing. C’est là que le Sentier de l’Amour, bordé de sculptures thématiques nous propose une jolie balade aussi riche en nature qu’en Histoire et bâtiments marquants. Et les quelques rayons traversant les gros nuages promettaient de belles photos le long du parcours…

 

Le départ de la balade est idéalement placé sur la place du village d’Anvaing. Ne manquez pas les messages dans les bouteilles jetées à l’amour, euh, à la mer afin de trouver l’âme sœur. Rien ne vous empêche d’ailleurs d’y glisser votre propre missive. Quelques pas plus loin, une étrange fusée est gravée elle aussi de messages dont certains sont fait d’espoir, d’autres de tendresse…Voilà de quoi nous mettre dans l’ambiance chaleureuse et amoureuse de ce sentier pas comme les autres.

Un petit coup d’œil au panneau qui nous rappelle les points forts du Pays des Collines, un autre au bel hêtre pourpre, un dernier à l’église d’Anvaing et voilà repéré, le premier symbole du sentier de l’Amour. Une signalétique qui nous accompagnera tout du long des 5,5km. Quelques cris d’oiseau nous font aussi lever la tête. Des corneilles ? Des corbeaux ? Eh non, des… choucas ! Facilement reconnaissables à leur nuque grise et leu œil clair, ces corvidés noirs bondissent sur les toitures du village. Ils nichent d’ailleurs à l’intérieur des cheminées, à défaut de trouver des falaises dans notre région.

Nous voilà donc sur le début du sentier. Le ciel est magnifique, tout autant que la campagne alentour. Cette première partie du parcours s’ouvre sur les champs, nous permettant de porter notre regard au loin. Nous bifurquons d’ailleurs sur la droite pour nous élancer encore plus dans ces terres agricoles, bordées de fossés riches en plantes diverses.

C’est un coin des Collines où l’on peut rencontrer la Petite Ciguë (Aethusa cynapium). Cette ombellifère se reconnaît très facilement aux longues bractées, sortes de feuilles étroites qui pendent sous ses fleurs. Une belle plante, très graphique, qui n’échappera pas à mon objectif !

Quelques enjambées plus loin, c’est une magnifique ferme qui se dresse devant nous. Placée dans un écrin de verdure, la ferme de la Petite Courbe est l’un des deux joyaux de ce type sur le territoire d’Anvaing et l’un des bâtis représentatifs du Pays des Collines avec ses tuiles rouges et ses briques. Nous quittons cette jolie ferme pour prendre la petite rue sur la gauche et la direction d’une drève qui se devine au loin.

C’est toujours et encore les champs bordés d’une lisière d’arbres qui nous accueille en traversant l’allée boisée qui mène au château d’Anvaing sur la gauche. Nous y ferons une dernière grande boucle, observant au passage le ballet d’une buse dans le ciel bleu avant de longer la drève et ses tilleuls.

Ah, les tilleuls ! Quels arbres enchanteurs… Les voici en fleurs pour embaumer nos cœurs. Car le tilleul possède cette vertu de nous apaiser. Les nombreux couples qui posent leurs pas sur ce parcours y trouvent un calme tout bienvenu, et ces beaux et majestueux tilleuls y sont pour quelque-chose, bien entendu !

Passant devant et repassant sur l’un de ses côtés, le parcours dévoile toute la superbe du château d’Anvaing. Trônant dessus son étang, il offre un spectacle à lui seul. Saviez-vous que c’était dans ce château que fut signée la capitulation de l’armée belge le 28 mai 1940 ? Arrêtez-vous un long moment pour profiter de la scène, des canards navigant sur les eaux, de cette quiétude traversée de chants d’oiseaux. C’est ici aussi que les perces-neiges s’étalent en de larges parterres en fin d’hiver, suivi des jaunes narcisses et des ficaires. De quoi profiter de toutes les saisons en cet endroit aussi changeant en découvertes naturelles que fidèle à ses promesses d’émerveillement.

Une nouvelle sculpture due aux élèves de Saint-Luc nous invite cette fois à nous pencher sur l’eau de la Rhosnes pour se mirer tel Narcisse autrefois. Car peut-on vraiment aimer quelqu’un d’autre si l’on ne peut déjà pas s’aimer soi ? Quittons cet endroit magique, largement fréquenté par les amoureux des Collines, pour nous enfoncer sous les bois, le long de la rivière…

 

 

Ici, les sentiers foisonnent de vie. Bordés de frênes, de sureaux, de joncs aussi, ce sentier, rythmé du bruit de l’eau qui s’écoule tout à côté, nous entraîne dans les chuchotements des amants. Cachés des regards, notre cœur se fait alors pétillant et joyeux de toutes ces couleurs, ces fleurs, ces insectes à observer.

 

Et voilà qu’une petite habitante des lieux sautille entre nos pieds. C’est une grenouille rousse. Ses taches foncées à l’arrière des yeux trahissent gentiment son espèce. La petite grenouille ne semble pas apeurée. Elle marque une pause avant de reprendre sa route et disparaître dans les fourrés.

Un peu plus loin, c’est la Dame Blanche qui nous surprend. C’est sans doute ma sculpture préférée. Elle trouve son origine dans la légende qui hante le château d’Anvaing, une amoureuse éperdue, fantôme errant en ces lieux depuis la disparition de son époux. Dame sans visage, ou plutôt dame aux mille visages puisqu’il suffit de glisser le sien derrière la tête de l’œuvre pour qu’elle prenne vos propres traits. Astucieux ! Je m’exécute aussitôt… Vous me reconnaissez ?

Nous voici de retour au centre du village. Un dernier regard sur le Rhosnes, un temps d’arrêt sur quelques maisons anciennes aux façades admirables avant de suivre une étroite ruelle nous conduisant vers la place. C’est le cœur léger que nous quittons Anvaing, enchantés par cette balade amoureuse.

      

Balade en mai à Flobecq

C’est par un joli matin de mai que je me suis baladé en famille autour de la Maison des Plantes médicinales à Flobecq.

C’est son jardin de plantes guérisseuses qui nous a d’abord accueilli, offrant à nos regards autant de plantes aux feuillages colorés, zébrés, variant du vert clair au vert foncé. Les écriteaux disséminés nous aidèrent à reconnaître le chardon marie, les sauges ou l’angélique, cette plante cultivée dans la région et qui l’a marquée de ses parfums confis.

Quittant le jardin par un petit sentier longeant une haie de poiriers et de pommiers, nous nous dirigeâmes vers le vieux moulin à eau, au Marais des Sœurs, avant de bifurquer à gauche pour plonger dans un magnifique lieu bordé d’une rivière où là aussi, les pommiers en fleurs donnaient un air des plus féerique à ce village des collines.

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Mais voici qu’au pied d’un vieux saule, une fleur peu ordinaire attire notre regard. Avec sa forme en doigt crochu, la Lathrée clandestine ne passe pas si inaperçu que cela. Cette belle plante est en réalité une parasite. Pas de partie verte, pas de feuilles pour effectuer la photosynthèse, non la belle puise aux racines même du vieux saules tout ce dont elle a besoin pour nous offrir ces tapis roses.

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Reprenant le chemin bordé de fleurs sauvages, nous prenons la direction du Marais Loch Ness. Tiens, tiens, le monstre écossais aurait-il choisi notre beau Pays des Collines comme seconde résidence ?

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Puis, nous empruntons un petit bout du sentier des plantes médicinales passant sous les aubépines en fleurs avant de revenir vers la Maison des Plantes médicinales où la terrasse ouverte nous invite à siroter un petit thé ou nous désaltérer d’une bonne mousse. Nous y resterons le temps du dîner puisqu’un restaurant existe sur place, la tête remplie de belles images de ce village où la Nature partage le bâti…

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